What I Still Have To Take Care of, 2008
tube néon, aluminium
1.34 x 17.14 m
n° inv. CP 2008-3
 
commande 2008
Collection des Fonds d'art contemporain du Canton et de la Ville de Genève

Œuvre produite par les Fonds d'art contemporain de la Ville et du canton, Genève, pour le programme Neon Parallax et installée en 2008 sur la toiture de l’immeuble se situant à l’Avenue du Mail 20, 1205 Genève.

Christian Jankowski s’est formé à l’Université des Beaux-Arts de Hamburg et ancre sa pratique artistique dans la mouvance « conceptuelle », en axant ses projets sur les idées qui les animent plutôt que sur la forme de l’objet final. Un des sujets phares de Jankowski est celui du rapport à l’autre. Ses œuvres relatent souvent des questions liées au moyens d’interagir et de communiquer avec le monde non artistique. L’artiste approche, souvent avec humour, des personnes aux univers variés afin de co-construire un scénario auquel il donnera forme à l’aide des multiples médiums qu’il travaille. Il n’hésite d’ailleurs pas à se mettre en scène aux côtés des différent.e.s protagonistes de ses projets. Cette méthode de travail lui permet de brouiller les frontières entre la vie quotidienne et l’art, méthode qu’il complète par l’usage quasi systématique des médias de masse. Par ce moyen, l’artiste questionne et interroge la dimension spectaculaire de notre société. (RV-2026)

Ce projet s’inspire des « aide-mémoires » que l’artiste écrit et qui contiennent les questions qu’il doit poser à son galeriste, ses assistants, ses étudiants, voire à son comptable. Ces listes s’accumulent, se multiplient sur son bureau et forment un journal de notes personnelles, chaotiques, parfois humoristiques qui le détournent de son travail artistique tel qu’il devrait le faire. L’idée lui est donc venue d’utiliser ce matériel comme support d’un projet artistique. Pour Neon Parallax, l’artiste présente une question issue de ces nombreuses listes. Soll ich noch Geld ausgeben?, c’est-à-dire « Devrais-je encore dépenser de l’argent ? », fonctionne comme réponse aux nombreuses enseignes à but commercial. Par ailleurs, l’artiste a également mené des discussions avec les habitant.e.s de l’immeuble et la question de l’économie est souvent revenue dans leur propos. L’universalité de la portée du message inscrit une question personnelle et quotidienne au cœur de l’espace social saturé par la publicité et les incitations au consumérisme. En monumentalisant une écriture manuscrite, Jankowski souligne la similarité des préoccupations et donne forme au personnel au sein de l’espace public.