tube néon, Dibond noir, aluminium
env. 1.5 x 7.66 x 0.5 m
n° inv. CP 2012-2
 
commande 2012
Collection des Fonds d'art contemporain du Canton et de la Ville de Genève

Œuvre produite par les Fonds d'art contemporain de la Ville et du canton pour le programme Neon Parallax et installée en 2012 sur la toiture de l’immeuble se situant à l’Avenue Henri-Dunant 4, 1205 Genève.

Pierre Bismuth se forme à Paris dans un premier temps, puis aux côtés de l’artiste Georg Baselitz dans les années 1980. Par la suite, il partagera un atelier avec deux artistes français aujourd’hui bien connus dans le paysage de l’art contemporain, Xavier Veilhan et Pierre Huyghe. Son travail traite des questions relatives à la perception d’un objet ou d’une réalité, mais propose d’en détourner le sens. L’artiste s’attaque particulièrement aux codes issus de la culture populaire et médiatique et tente de les mettre à mal, tout en poussant le public à une attitude sceptique face à ces productions. Mêlant humour et engagement politique, son œuvre pointe subtilement mais de manière efficace, les postulats normatifs et discriminatoires de nos sociétés occidentales.

Coming soon ! s’inscrit dans cette démarche propre à l’artiste, qui juxtapose et mêle les logiques issues de divers champs d'activité sociale, commerciale, de divertissement, de politique et d'artistique, révélant et questionnant leurs frontières par glissements successifs. L’œuvre lumineuse proposée pour Neon Parallax se compose d’un texte en tube néon bleu Murano. Ce texte reprend la formule type des bandes annonces des films prochainement promis à l’affiche ; ces invitations alléchantes sont souvent plus convaincantes que les films eux-mêmes, puisque leur caractère élusif et fragmenté permet à chacun.e de les investir de ses désirs et de son imaginaire. Quittant le contexte du cinéma pour se confronter à l'espace public, l'œuvre joue sur le désir et l’attente du.de la spectateur.ice de façon encore plus ouverte et indéfinie, dénonçant peut-être les promesses creuses de la publicité, mais laissant également à chacun.e le choix de son propre objet de désir. L’œuvre matérialise cette inclination à la projection et la liberté individuelle de l'imaginaire.