Œuvre produite par le Fonds cantonal d'art contemporain, Genève, pour le programme MIRE. Diffusée sur les écrans des hauts d'ascenseurs en rotation dans les gares de Lancy-Bachet, Genève-Eaux-Vives, Chêne-Bourg et Lancy Pont-Rouge de juin 2020 à juin 2022.
Miriam Laura Leonardi est née en 1985 à Lörrach, en Allemagne. Elle vit et travaille à Zurich. De 2007 à 2009, elle étudie la photographie à l'école des Gobelins, à Paris, avant de terminer sa formation à la ZHDK en 2015. Son travail est encouragé par une bourse de voyage de l'Atelier Mondial en 2015, et elle gagne, en 2017, le concours de l'Institut suisse de Rome pour une résidence. En 2019, soutenue par Pro Helvetia, elle part à Londres pour travailler avec l'organisation Gasworks. Elle remporte également un Kadist Kunsthalle Zürich Production Award en 2015, et un Swiss Art Award en 2017. Ses œuvres ont été sélectionnées dans plusieurs concours, notamment les Swiss Art Awards en 2016 et 2019, le Battaglia Foundry Sculpture Prize, ou encore le Prix d'art intégré de Nyon en 2017. En plus de ses projets artistiques, Miriam Laura Leonardi a aussi travaillé avec Ben Rosenthal pour les projets ADAR à Zurich en 2016 et Beauty and Room à Sion en 2017. Le travail de Miriam Laura Leonardi tourne autour des questions de langage : elle interroge les signes, leur signification et la perception que nous en avons. Elle s'intéresse à l'information transmise, au message et à ses limites. La traduction est aussi importante dans son œuvre, comme agent de transmission ; elle a d'ailleurs elle-même traduit des livres du français vers l'allemand. Elle travaille principalement la sculpture, la performance vidéo et les installations.
Miriam Laura Leonardi propose avec Snow'n'Rail (Galerie) une œuvre qui joue sur plusieurs niveaux. Au premier abord, cette performance filmée semble s'intéresser avec humour aux thèmes du transport et de la mobilité. En effet, l'œuvre présente une piste de ski typique, quelque part en Suisse, descendue par l'artiste dans un sac sur la neige. La glissade et son plaisir enfantin deviennent un moyen de transport. Il est cependant aussi possible d'interpréter ce court film comme une critique, même clémente, du marché de l'art et du consumérisme : l'artiste se déplace en effet dans un sac appartenant supposément à une galerie fictive, et se met en scène comme objet de valeur. Par ailleurs, elle utilise ce sac pour se déplacer, comme l'artiste utilise le marché de l'art en tant que moyen de circulation et d'évolution. La frontière entre l'œuvre produite et l'artiste se brouille d'autant plus que la piste dévalée n'a ni début, ni fin, boucle infinie se mêlant au déplacement quotidien des usagers du Léman Express.
